Présentation du parc solaire au sol d’intérêt public sur les terrains du SIAEP au lieu-dit « en Pelissou »

Situation du projet

Le projet de centrale photovoltaïque au sol se situe sur la commune de Guitalens-l’Albarède, au sein de la Communauté de Communes Lautrécois – Pays d’Agout (CCLPA).

Carte localisation

Le site étudié est localisé au nord du territoire communal de Guitalens-l’Albarède, en continuité du bourg, sur des parcelles appartenant au Syndicat Intercommunal d’Alimentation en Eau Potable (SIAEP) de Vielmur-Saint-Paul.

Les terrains d’implantation sont caractérisés par des milieux ouverts appartenant à un secteur réglementé lié à un ancien périmètre de protection rapprochée et un périmètre de protection immédiate inexploité. L’altitude au niveau du territoire communal est de 150 m NGF.

Le terrain est bordé :

Topographie : Le terrain d’implantation du parc photovoltaïque se situe sur un terrain avec une pente moyenne variant de 1 % à 3%.

Risques naturels : Un Plan de Prévention des Risques inondation (PPRI Agout Aval de Castres) approuvé le 28 février 2022 s’applique sur le territoire de Guitalens-l’Albarède cependant la mise en place du parc photovoltaïque est autorisée en zone d’aléa faible ou moyenne moyennant le respect de quelques prescriptions qui seront mises en place dans le cadre du projet. Les terrains étudiés sont situés dans un secteur soumis à un risque sismique très faible, qui n’impose pas de contrainte technique en termes de construction.

Hydrographie : Le site est localisé dans le bassin versant du ruisseau de la Devèse qui se rejette dans la rivière de l’Agout avant de finir dans le Tarn 36 km plus au Nord-Ouest. Les eaux pluviales du projet seront collectées via les fossés déjà existants en périphérie et reliés au ruisseau de la Devèse

Végétation : La quasi-totalité des terrains du projet sont constitués de prairies mésophiles à hygrophiles soumises à un régime de fauche.

Critères de choix du site

Le périmètre clôturé a donc été choisi selon les critères suivants :

Carte zone detudes ppi ppr

De plus, sur la partie nord du site, le projet vise à réimplanter une troupe ovine de 30 mères en gestion semi-pleine pour de la ressource alimentaire avec la possibilité de faire un passage « flash » de printemps sur la partie sud pour un entretien éco-responsable et non-mécanique.

1 projet = 3 missions

Schema 3 missions

Aspects environnementaux

Carte enjeux environnementaux

Cet ensemble de près de 7,02 ha est composé par une faible diversité d’habitats naturels, avec la quasi-totalité des surfaces occupées par des milieux prairiaux à valeur patrimoniale modérée. Les enjeux associés aux habitats naturels sont concentrés au niveau des secteurs présentant la plus forte naturalité, comme les prairies, les zones humides et les haies.

Les formations herbeuses sont dominantes sur l’aire d’étude.

Malgré une certaine diversité d’espèces, aucun de ces milieux ne présente d’intérêt floristique particulier.

Aspects paysagers et patrimoniaux

Carte enjeux paysagers 1

Aspects techniques

Carte pdm 2

Apparence extérieure

Les panneaux photovoltaïques en silicium sont avant tout des outils de haute technologie au service de la production d’énergie renouvelable. Ils permettent donc de répondre efficacement à la politique de transition énergétique de la France. La teinte des panneaux sera bleu foncé mais peut varier selon le fournisseur et le type de panneaux.

Les panneaux photovoltaïques sont montés sur des structures porteuses ou tables fixes non-orientables nécessitant une faible maintenance. La teinte des structures porteuses sera gris clair.

La voirie interne de maintenance sera carrossable mais non imperméabilisée afin de faciliter l’infiltration des eaux dans le sol. La largeur de la voirie interne sera de 4 m.

Il y aura trois sortes de locaux techniques sur le site :

Pour une bonne intégration paysagère, le PTR, le PDL et le PDL-PTR auront un bardage bois.

La clôture existante en périphérie de la zone sud d’environ 1 mètre de hauteur, dont une partie des poteaux est béton et l’autre partie en acier, sera remplacée par une clôture en acier galvanisé de 2 m de hauteur composé d’un grillage souple ou rigide de couleur vert feuillage et de poteaux acier vert.

Les quatre portails également en acier galvanisé seront de 6 m de large et de 2 m de hauteur. Ils seront composés de deux ouvrants et seront de couleur vert feuillage. Les portails seront fermés à clef en permanence et dotés d’un système d’ouverture compatible avec les outils d’intervention rapide des sapeurs-pompiers.

Une bergerie de 50 m² sera construite en complément de ce projet pour permettre l’installation d’un atelier ovins supplémentaire auprès du GAEC LALIEVE.

Actions pédagogiques associées

A la demande de la municipalité de Guitalens-l’Albarède et à l’initiative des porteurs de projet, une permanence publique a été ouverte pour informer les habitants du territoire de l’opportunité de création d’un parc solaire au sol. La permanence se tiendra sur une durée suffisante pour que chacune et chacun puisse obtenir les informations nécessaires et faire part de ses questions, remarques ou propositions.

La mise en place de supports de communication sur le parc photovoltaïque permettra une meilleure compréhension du territoire et de ses enjeux en termes de transition énergétique. Un panneau pédagogique donnera des informations sur les énergies renouvelables, le photovoltaïque et le projet plus particulièrement

Exemple panneaux pedagogiques

En outre, les citoyens auront la possibilité d’investir une partie de leurs économies dans la conception de ce parc de production d’énergies renouvelables.

Contexte local et règlementation urbanistique

La CCLPA souhaite associer le développement du territoire à des pratiques durables en favorisant le développement des énergies renouvelables. Son Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD) indique que « le territoire intercommunal est déjà inscrit dans la production d’énergie renouvelable avec notamment la présence d’un parc éolien à Cuq-Serviès et des projets de parcs photovoltaïques. La CCLPA souhaite poursuivre sa démarche en mettant en place une réglementation non bloquante pour l’implantation de nouveaux dispositifs de production d’énergie renouvelable ».

En outre, la commune Guitalens-l’Albarède a inscrit dans ses zones d’accélération des énergies renouvelables (ZAENR) les parcelles du projet.

La réglementation en termes d’archéologie préventive sera respectée sur l’ensemble du site.

Maintenance et exploitation

Un parc solaire ne demande pas beaucoup de maintenance. L’essentiel du programme de maintenance sera axé sur une maintenance électrique de l’installation. Cette maintenance, qu’elle soit préventive ou corrective ne fait intervenir qu’occasionnellement du personnel sur le site. La périodicité d’entretien restera limitée et sera adaptée aux besoins de la zone.

En phase d’exploitation, l’installation photovoltaïque ne requiert aucun personnel présent en permanence sur le site car le site sera en permanence sous vidéosurveillance.

Entretien du site

L’entretien végétal du site se fera par éco-pâturage permanent sur la zone nord par la mise à disposition d’une bergerie au GAEC LALIEVE (ferme déjà installée au nord de Guitalens-l’Albarède) et par éco-pâturage « flash » limité à quelques jours dans l’année et sans immobilisation prolongée du bétail sur la zone sud.

Recyclabilité et réversibilité

Les projets d’énergie photovoltaïque ont l’avantage d’être totalement réversibles par le démontage aisé des éléments constitutifs de la centrale et leur recyclage. Ils permettent au site de retrouver un aspect proche de l’état initial à la fin de vie du projet.

A la fin de l’exploitation du parc photovoltaïque, les structures, les panneaux photovoltaïques et les locaux techniques seront démontés et l’ensemble sera envoyé dans des filières de recyclage professionnelle. Le recyclage des panneaux est pris en charge par l’association Soren (ex-PV Cycle). Le site restera clôturé et sécurisé et le sol sera remis dans son état initial. Les zones boisées mellifères et les haies seront conservées pour venir embellir durablement le site.  

Les structures porteuses et les panneaux photovoltaïques sont construits avec des matériaux industriels contenant 75% de matériaux recyclables à l’infini. Au total, la valorisation des panneaux photovoltaïques est estimée à 94,7 % selon la filière professionnelle (contre 65% pour une machine à laver).

Autonomie et sécurisation de l’approvisionnement énergétiques

En début d’année 2020, la France a été le seul pays de l’Union Européenne qui n’avait pas atteint ses objectifs d’énergies renouvelables. En effet, la production issue des filières bois, hydraulique, éolien et solaire ont représenté 19,1 % de la consommation finale brute énergétique de l’Hexagone bien au-dessous des 23 % qui auraient dû être atteinte.

La Programmation pluriannuelle de l’énergie définitive a été fixée par décret le 21 avril 2020. Pour atteindre les objectifs fixés par la Politique Pluriannuelle de L’Energie (PPE2), la puissance des projets installés en France devait passer de 10,2 GW en 2020 à 20,1 GW en 2023 (or la puissance a atteint 19 GW au début du troisième trimestre 2023) puis devra s’établir entre 35,1 et 44,0 GW en 2028. Pour les projets photovoltaïques au sol, cela représente une puissance multipliée entre 2 ou 2,5 en 5 ans. Historiquement, le photovoltaïque était plutôt sur une augmentation de 2 GW/an mais l’année 2023 devrait finir sur 3 GW/an, et donc il faudrait passer à un minimum de 4 GW/an.

Le récent déclassement du périmètre de protection rapprochée (2019) et le souhait de l’ARS de « verrouiller » le périmètre de protection immédiate ouvre donc quelques hectares à la réalisation d’un projet de référence en matière de production d’énergie renouvelable s’inscrivant dans le programme de transition énergétique et de lutte contre le changement climatique.

Les retombées indirectes de la vente de l’électricité produite participeraient au plan ambitieux du SIAEP de réhabilitation du réseau d’eau, de renouvellement de son parc compteur et de sécurisation de ces ouvrages (stations et réservoirs) afin d’assurer un service public de qualité aux habitants des 13 communes associées, en période d’inflation et de réduction des budgets.

L’énergie verte produite issue du parc photovoltaïque est injectée sur le réseau public EDF. Elle participe donc à l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique français tout en limitant les émissions de gaz à effet de serre.

La production attendue pour ce projet sera d’environ 6,22 millions de kWh, soit la consommation électrique annuelle d’environ 5 250 habitants (hors chauffage et Eau-Chaude-Sanitaire), soit l’équivalent de l’énergie électrique d’environ 37% de la population de la Communauté de Communes Lautrécois-Pays d’Agout.

Par ailleurs, cette production présente plusieurs avantages :